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BIOGRAPHIE

LOUISE JALLU

NomMée aux Victoires du Jazz 2021,
catégorie Révélation (PRIX FRANK TÉNOT)

Lauréate de la Fondation Jean-Luc Lagardère 2019, catégorie jazz & MUSIQUE classique
Résidente À LA VILLA MEDICIS en janvier 2022

Pour en savoir plus sur Louise Jallu…

Il faut la voir se pencher en silence sur le soufflet de son bandonéon comme sur les pages d’un livre Pop-up, grand ouvert entre deux rabats aux allures de clavier… Celui de l’enfant émerveillée et celui de l’artiste en quête de transgression. La musicienne semble embrasser du regard le parcours miniature d’une vie dont chaque pli cartonné représenterait une étape mémorable. La découverte du bandonéon avec sa grande sœur dans une famille de mélomanes où le piano de Thelonious Monk croise celui de Béla Bartok. L’apprentissage du « bando », dès l’âge de cinq ans, au Conservatoire de Gennevilliers, ville natale de la fillette, dans une classe où professent des solistes venus du monde entier (la Finlandaise Kristina Kuusisto, le Français Jean-Baptiste Henry, les Argentins César Stroscio et Juan José Mosalini). L’analyse et l’écriture sous la férule du compositeur Bernard Cavanna, directeur de l’établissement non conformiste. Les distinctions (2nd Prix du concours international de Klingenthal et Diplôme d’Etudes Musicales, juste avant et peu après avoir fêté ses 17 ans, Lauréate de la Fondation Lagardère catégorie Musique Classique & Jazz en 2019, Résidente à la Villa Médicis – Académie de France à Rome en janvier 2022) et les créations, de divers ensembles (dont notamment le Louise Jallu Quartet), d’œuvres (Jacques Rebotier, Bernard Cavanna – plus d’un opus -, Klaus Peter Werani …) et d’albums (Francesita, Piazzolla 2021, Jeu).

Il faut la voir extirper de sa boîte de Pandore plissée et boutonnée, des énergies musicales puisées aux sources populaires (la chanteuse grecque Katerina Fotinaki, son homologue d’origine italienne, Sanseverino) ou avant-gardistes (György Ligeti, Karlheinz Stockhausen), argentines émancipées (d’Astor Piazzolla à Gustavo Beytelmann ou encore Tomás Gubitsch) ou cataloguées jazz faute de mieux (Claude Barthelemy, Médéric Collignon, Claude Tchamitchian, Michel Portal) pour dynamiser bien des genres, pas seulement celui du tango, dans une perspective aventureuse sinon expérimentale.

Il faut enfin la voir comme un modèle pour les générations à venir. Un modèle à bien écouter pour ne pas l’imiter, pour ne pas se limiter. Un modèle qui ne saurait faire école et qui pourtant enseigne, au Conservatoire de Gennevilliers, bien évidemment. Le bandonéon dans la liberté, et vice-versa.

 

Pierre Gervasoni

Louise Jallu - Sylvain Gripoix-Piazzolla

Photo : Sylvain Gripoix

Sylvain Gripoix

Sylvain Gripoix

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